1894

Sainte Thérése de Lisieux, Les Anges à la Crèche de Jésus, Scena 2, in Récréations Pieuses, 1894, Carmel, Lisieux, Territori Britannici dell'Oceano Indiano.

Un ange s’avance portant les instruments de la Passion, il montre à l’Ange gardien un voile sur lequel est imprimée la Sainte Face; celui-ci contemple l’image avec ravissement. 

L’ANGE DE L’ENFANT JÉSUS 

O mon Frère ! quelle est cette ravissante image? Après avoir contemplé l’ineffable visage du Divin enfant, je croyais ne plus rien trouver de beau sur la terre, mais l’éclat mystérieux de ce  voile me montre la même beauté que celle de Jésus avec des charmes nouveaux!

L’ANGE DE LA SAINTE FACE 

chante sur l’air de «L’encens divin» : 

Ange des Cieux, cette image est la lyre

Qui sait chanter les charmes de Jésus 

La mélodie qui seule peut redire

Le doux éclat de la Fleur des élus. 

Divine Face

Oui, ta beauté

Pour l’ange efface 

La céleste clarté !… (bis) 

L’ange s’agenouille devant l’enfant Jésus et se penche vers Lui. 

Divin Jésus, au matin de ta vie

Ton beau visage est tout baigné de pleurs;

Larmes d’amour sur la Face bénie 

Vous coulerez jusqu’au soir des douleurs. 

Divine Face Oui, ta beauté 

Pour l’ange efface

La Céleste clarté !…… (bis) 

Je reconnais, Jésus, en cette image

L’éclat si pur de ta Face d’enfant

Je reconnais de ton divin visage

Tous les attraits sur ce voile sanglant. 

Divine Face

Oui, ta beauté

Pour l’ange efface

La céleste clarté !…… (bis) 

Divin Jésus la souffrance t’est chère

Ton doux regard pénètre l’avenir

Tu veux déjà boire la coupe amère

Dans ton amour tu rêves de mourir. 

Rêve ineffable !… 

Enfant d’un jour !…

Face adorable !…

Vous m’embrasez d’amour. (bis) 

L’ANGE DE L’ENFANT JESUS 

Divin Jésus, oui, l’éclat de ton auguste visage surpasse la splendeur des Cieux !…. Oh ! dès que les hommes auront contemplé ta beauté, ils s’empresseront de te donner leurs coeurs, ils ne vivront plus que pour toi…. 

L’ANGE DE LA SAINTE FACE 

Hélas, mon frère ! ne connais-tu pas l’ingratitude des mortels ?…  Ne sais-tu pas ce qu’a prédit le prophète Isaïe, dont l’oeil inspiré contemplait déjà les charmes cachés de Jésus ?…. .. Son visage était comme caché !…. Il paraissait méprisable et nous ne l’avons pas reconnu… Nous l’avons considéré comme un lépreux, comme un homme frappé de Dieu et humilié !… 

Quel est celui-ci qui vient d’Edom et de Bosra avec sa robe teinte de rouge ?… Quel est celui-ci qui éclate dans la beauté de ses vêtements et qui marche avec une force Toute- Puissante ?…
C’est moi, dont la parole est une parole de justice, qui viens pour défendre et pour sauver….. Pourquoi donc votre robe est-elle toute rouge et pourquoi vos vêtements sont-ils comme les habits de ceux qui foulent le vin dans le pressoir ?… J’ai été seul à fouler le vin sans qu’aucun homme, d’entre tous les peuples, fût avec moi. J’ai regardé autour de moi et il n’y avait personne pour m’aider… J’ai cherché et je n’ai pas trouvé de secours !… 

L’ANGE DE L’ENFANT JÉSUS 

O Jésus ! faudra-t-il que tant d’amour soit méconnu ? 

(Il se penche vers l’enfant Jésus. Après un moment de silence assez long, il reprend en regardant les instruments de la Passion  que tient l’Ange de la Sainte Face)

O Divin enfant ! pourquoi ton doux regard se fixe-t-il sur cette croix ? Pourquoi sourire à cette cruelle couronne ?….. Ah ! laisse-moi t’emporter au  Ciel puisque la terre ne t’offre que des douleurs.

Mais non… Je vois dans ton regard enfantin que la croix a plus de charmes pour toi que le trône éternel des Cieux…… O Jésus !… je ne puis comprendre l’immense amour qui t’a fait descendre sur la terre !……. (Il pleure.) 

L’ANGE DE LA SAINTE FACE 

il chante sur l’air de la Passion. 

Séraphin, pleure en silence,

Tu vois cet Enfant d’un jour. 

L’épine, la croix, la lance

Le font tressaillir d’amour. 

Se tournant vers l’Enfant Jésus. 

Hélas ! pourquoi suis-je un ange,

Incapable de souffrir? 

Jésus, par un doux échange

Pour toi je voudrais mourir! 

L’ANGE DE L’ENFANT JESUS

O Jésus ! Il faudra donc que je te voie mourir ?….. Après t’avoir protégé pendant ton enfance, 

te soustrayant à la fureur d’Hérode, ne pourrai-je pas t’arracher à la mort ?… (Il se penche vers Jésus.)

Divin Enfant, je saurai bien te couvrir de mes ailes….. Je saurai te couronner de roses alors que les ingrats voudront ceindre d’épines ton front divin !….. (L’ange dépose un baiser sur le front de Jésus.)

L’ANGE DE LA SAINTE FACE 

montrant le voile de Véronique.

Mon Frère, regarde cette image qui t’a semblé si belle….. Considère que ce ne sont pas les roses qui ont orné Jésus de cette splendeur !….. Ne sais-tu pas que le Roi du Ciel possède plus de mille légions d’anges qui pourraient le défendre et le couvrir de leurs ailes ?….. Mais Jésus veut souffrir, il veut pleurer pour racheter ses frères de la terre!

L’ANGE DE L’ENFANT JÉSUS, avec tristesse. 

Hélas ! faudra-t-il que Jésus, le beau Lys des vallées, soit déchiré par de cruelles épines ?… Faudra-t-il que le doux parfum de ma ravissante Fleur soit prodigué à des ingrats qui ne voudront pas le recueillir ? … (Il pleure) 

L’ANGE DE LA SAINTE FACE, après une pause.

Console-toi, bel ange, le parfum de notre Lys ne se répandra pas en vain, en grand nombre d’âmes pures s’empresseront de le recueillir. Avec leur Bien-Aimé, elles graviront la montagne de la myrrhe, avec Lui elles souffriront, elles essuieront sa Face Divine et, contemplant ses larmes précieuses, elles s’écrieront : « O Jésus! qu’elles sont ravissantes les perles que vous faites luire sur votre Visage!… 

Elles scintillent en vos yeux voilés Avec un reflet qui nous charme La splendeur des Cieux étoilés S’efface devant une larme!… » 

L’ANGE DE L’ENFANT JESUS 

Oui, les larmes de Jésus sont plus étincelantes que la splendeur des Cieux et plus belles que la rosée du matin…. Mais, ce qui met le comble à ma douleur, c’est de penser qu’un jour, le gracieux visage de cet Enfant divin sera caché dans un tombeau. Alors, qui le verra? Qui sera là pour essuyer ses larmes? Marie elle-même ne pourra plus contempler les traits chéris de son Enfant adoré!… (Il pleure de nouveau.) 

Testo in italiano

 

Santa Teresina compose 8 lavori teatrali che mise in scena personalmente nel teatro del Carmelo, curandone personalmente anche scenografia e costumi: talvolta vi figurò come protagonista. Tali lavori ebbero come nome Récréations Pieuses (Ricreazioni Pie). In ordine cronologico:

La missione di Giovanna D’Arco – La pastorella di Domrémy in ascolto delle proprie voci (21 gennaio 1894)
Gli angeli alla culla di Gesù (25 dicembre 1894)
Il martirio di Giovanna D’Arco (21 gennaio 1895)
Gesù a Betania (29 luglio 1895)
Il divino piccolo mendicante di natale (25 dicembre 1895)
La fuga in Egitto (21 gennaio 1896)
Il trionfo dell’umiltà (21 giugno 1896)
Santo Stanislao Kostka (8 febbraio 1897)
I personaggi del presente quadro, Les Anges à la Crèche de Jésus, sono: Gesù Bambino, l’Angelo di Gesù Bambino, l’Angelo del Volto Santo, l’Angelo della Risurrezione, l’Angelo dell’Eucaristia, l’Angelo del giudizio universale.

 

 


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